Mais, en proie à une crise de férocité, je m'écrie pour toute réponse : « Non! non! pas de danger que vous mouriez ; un gros cul comme le vôtre peut en supporter bien davantage, vous êtes bien trop obstinée pour que je vous tienne quitte à si bon marché ; la verge vous empêchera de vous évanouir. Pourquoi? pourquoi? pourquoi? ne vous excusez-vous pas? Et de vigoureux coups de revers viennent meurtrir la surface délicate de l'entrecuisses ; la pauvre maîtresse d'école suffoque et rugit de souffrance ; mais son orgueil la soutient et elle ne se décide pas à faire ce que j'exige d'elle.
Fatiguée par ce violent exercice, j'ordonne, comme intermède, d'apporter du champagne, et je m'écrie : « Mesdemoiselles, cette pauvre femme est si courageuse qu'il faut que nous buvions à sa santé. Une demi-douzaine de mes compagnes prennent alors chacune une bouteille, et, à mon signal, tous les bouchons sautent, dirigés vers le postérieur à vif qui leur sert de cible. Ce divertissement est salué par un éclat de rire général et on porte la santé de la « brave bonne femme », plus mortifiée que jamais de cet outrage inattendu.
Ragaillardie alors, je jette le tronçon de verge dont je me suis servi ; j'en prends une autre et je la brandis en criant : « A la bonne heure, voilà ce qui s'appelle une verge ; maintenant, Miss Andrey Clémentine Flaybum, voulez-vous nous demander pardon et reconnaître que c'est vous qui étiez ivre, ou je vous hache le cul? Ah! ah! voilà un gros mot que vous ne nous auriez jamais permis de prononcer. Peut-être ne pensiez-vous pas que vous-même, vous aviez un cul quand vous vous amusiez à nous fesser et à nous humilier?
Cette allocution est accompagnée, bien entendu, d'une grêle de coups, et, tandis que la verge lourde et souple trace de rouges sillons sur les fesses déjà en pitoyable état, la victime hurle à fendre l'âme. A bout de forces, se croyant sur le point de mourir, terrassée par la souffrance, elle oublie l'indignité de sa situation, son énergique résolution de ne pas s'abaisser devant ses élèves, et elle demande enfin grâce.
— Pitié! sanglote-t-elle, ah! ah! grâce! Miss Coote! Épargnez-moi! J'implore votre miséricorde! Il a fallu que je sois ivre moi-même! Pardonnez-moi et je ne dirai jamais un mot de ce qui s'est passé, je vous le jure! mais épargnez ma vie! » Les larmes interrompirent ses supplications.
— Et vous pardonnerez à tout le monde, et vous nous remercierez de vous avoir rappelée à la sobriété. Fi! fi donc! Miss Flaybum. Vous être mise en pareil état! » Un violent coup sur sa fente ponctue ces dernières paroles et l'empêche de s'évanouir.
— Oui! oui! ahh! rugit-elle, je suis désolée de m'être oubliée à ce point! Et je vous remercie de m'avoir corrigée avec cette fermeté. Pitié, maintenant, pitié! Laissez-moi me mettre à genoux et embrasser la verge.
L'air terriblement piteux, elle s'agenouille alors devant moi, ayant peine à se tenir, elle embrasse la poignée de verges toute rouge de son sang.
Sur sa figure baignée de larmes se lisent toutes les affres de l'humiliation, de l'orgueil abattu, des sévices qu'elle a endurés ; sa figure est presque aussi rouge que ses fesses, car, pour comble d'abjection, il lui a fallu se mettre à genoux avec tous ses vêtements encore retroussés.
Quant à moi, je ne sais quelle insatiable fureur me possédait, je me rendais à peine compte de ce que je faisais. Il me semblait que ma victime s'en tirait encore à trop bon compte. Je lui criai dans la figure : « Allons! Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous savez maintenant ce que c'est qu'une bonne fessée. Voyons donc de près comme je l'ai arrangé, votre gros cul. Tournez-le un peu devant ma figure… là… très bien. Ma parole, il n'est pas en trop mauvais état! Dans huit jours, il n'y paraîtra plus. Il saigne un peu et voilà tout! tenez! tenez! Et, passant mes mains sur ses fesses à vif, je les lui promenai ensuite sur la figure, en guise d'ultime outrage, et juste au moment où elle commençait à se ranimer un peu. On lui permit alors de se retirer dans sa chambre.