Miss Coote. — Je crois qu'il ne me sera pas difficile de faire raconter à Minnie une autre histoire, Mademoiselle Fosse, ce sont de petites menteuses aussi bien que de petites voleuses. Essayez ma méthode, Mademoiselle.

De la main ouverte, j'applique une forte claque, bientôt suivie de plusieurs autres, sur les fesses de Minnie, qui braille et gigote éperdument. Mademoiselle traite Lucy de la même manière et bientôt, les fesses claquées sont roses comme des pêches. Les deux fillettes pleurent et crient à qui mieux mieux, rejetant les torts d'abord sur leur père, puis sur leur mère, lorsqu'elles voient qu'il ne sert à rien de mentir.

Je dis alors à Jane de nous apporter à chacune une verge légère. Puis, je lui ordonne d'attacher au poteau de punition les deux petites victimes et de leur passer un pantalon pour abriter leurs petites fesses rouges.

Jane exécute l'ordre et les attache côte à côte par les poignets, les bras tendus au dessus de leur tête, la pointe de leurs pieds atteignant juste le parquet. Elle étale ensuite deux petits pantalons de très fine batiste, presque aussi transparente que de la mousseline, de sorte que la chair rose est visible au travers. Ces pantalons avaient été choisis par elle, un peu trop petits ; ils plaquent sur les formes d'autant mieux que les juvéniles postérieurs sont très développés pour leur âge. La fente laisse, par derrière, un espace vide de six pouces de large qui démasque un exquis morceau de chair rouge des deux côtés de la raie des fesses. Comme préliminaires des plaisirs que la fessée va me procurer, je me délecte du manège de Jane qui, pour les préparer à la séance, dispose la chemise dans le pantalon, leur fait lever les jambes l'une après l'autre, leur fait prendre des postures variées, et prend consciencieusement son temps pour faire durer le plus possible cette délicieuse opération.

Je dis alors à Mademoiselle de m'aider à leur donner le fouet tandis que je leur ferai la morale.

La mère est si terrifiée de voir ses deux filles attachées pour la fessée, qu'elle veut se jeter à genoux, bien que ses poignets fixés au-dessus de sa tête le lui interdisent, « Oh! oh! Miss Coote! Pitié pour mes pauvres petites!! crie-t-elle alors. Et dire que c'est moi qui leur vaut cela! » Et la malheureuse essaye de joindre les deux mains comme elle a voulu se jeter à genoux.

Miss Coote. — Faites-nous grâce de vos pleurnicheries, vilaine femme! Nous ne faisons que commencer. Qu'est-ce que vous dites de ça, Minnie, et vous, Lucy? Recommencerez-vous à me voler mon fruit, petites coquines? Réchauffez-leur bien les fesses, Mademoiselle, chassez-moi l'instinct du vol de leur derrière.

Les verges accomplissent leur piquante besogne et cinglent les jolies rondeurs, dessinant sur la peau de fines marques rouges. Les victimes poussent des cris aigus ; leurs faces sont pourpres ; les larmes ruissellent sur leurs joues ; elles supplient qu'on leur pardonne, promettant de ne plus jamais recommencer, etc, etc.

Mon amie et moi, nous sommes dans le ravissement. La scène nous électrise, le sang bout dans nos veines ; nos instincts sensuels s'exaspèrent ; les cris de douleur sont pour nos oreilles une musique délicieuse ; nous cinglons sans ménagement les pauvres petits culs jusqu'à ce que le sang perle sur les chairs boursouflées. La vue de la pauvre mère éplorée est un autre régal pour nous, car, bien qu'elle ne soit encore que spectatrice, elle tressaille à chaque coup de verge comme si elle le recevait elle-même ; elle crie et sanglote à fendre l'âme.

Mademoiselle. — Voyez un peu cette grosse sotte! Tenez, madame White, c'est maintenant que vous allez pouvoir pleurer!