Miss Coote (ricanant, de plus en plus excitée). — C'est cela, appelez votre mère, elle viendra bien vite à votre secours. Ah! Ah! elle ne supposait guère de quelle façon je vous guérirais quand votre papa m'a laissée carte blanche pour vous punir à mon gré… Cinq… six… sept…
Elle continue à compter en fouettant la pauvre fille sur les fesses et les cuisses, traçant à chaque coup de nouveaux sillons dans la chair gonflée. Les spectateurs sont vivement émotionnés et semblent jouir de la vue du sang de Selina perlant en fines gouttelettes qui roulent jusque sur ses bas et même sur le parquet.
La victime n'est pas assez vigoureuse pour supporter longtemps ce traitement. Sa tête se penche, ses cris et ses gémissements deviennent de plus en plus faibles, enfin, elle tombe en défaillance et la verge s'arrête après le vingt-deuxième coup.
Miss Coote, hors d'haleine de s'être ainsi démenée, se laisse tomber sur un sofa près de son amie Laura qu'elle étreint amoureusement en lui décrivant les sensations aiguës qu'elle a éprouvées durant l'opération ; les joues empourprées de Laura, ses grands yeux bleus, brillant d'un feu étrange, montrent qu'elle partage ces sensations. Mlle Fosse et les servantes étendent Selina sur le parquet et lui aspergent la figure avec de l'eau, tandis que l'une d'elles l'évente activement. Elles épongent avec de l'eau salée son postérieur lacéré, sous cette cuisante lotion elle revient un peu à elle. « Où suis-je? » balbutie-t-elle d'une voix étouffée. « Oh! je me souviens! Miss Coote m'a haché le derrière! Oh! Oh! Ah! Il me brûle affreusement. »
On lui ingurgite alors quelques cuillerées de cordial qui la raniment tout à fait, mais pour mieux sentir les souffrances qu'elle endure.
Miss Coote. — Et maintenant, pour en finir, Mary, allez dans la cuisine chercher le pot que vous savez et le sac de plumes.
Selina (affolée). — Oh! N'est-ce donc pas fini? Quelles tortures me réservez-vous donc encore?
Miss Coote. — Voici, nous ne vous ferons pas languir, ceci va panser vos plaies et empêcher les mouches de s'y mettre par la chaleur que nous avons.
Et tandis que Selina est maintenue debout, Mademoiselle ayant trempé un pinceau dans le pot de goudron liquide que lui tend Mary, en badigeonne l'infortunée victime sur le postérieur entier, sur le bas du ventre, à l'intérieur des cuisses et même dans la raie des fesses sans s'inquiéter de la barbarie de ce procédé. Selina pousse des hurlements de honte et de souffrance et s'écrie : « Ah! Cela est pire que tout le reste, vous m'écorchez, la peau s'arrache! » Et elle se tortille comme un serpent qu'on écrase.
Miss Coote (ricanant). — Au contraire, ma petite amie, c'est un vrai pansement que je vous applique. Et quand nous vous aurons enduite de bonnes plumes bien chaudes, je suis sûre que vous n'aurez jamais éprouvé tant de bien-être de toute votre vie.