La Présidente. — Alors, déshabillez-vous pour revêtir notre tenue et vous répondrez sincèrement aux questions que je vais vous poser.
Jane et Mary aident la novice à se déshabiller ; elle rougit légèrement lorsque après que sa robe a été enlevée, on se dispose à faire de même pour le jupon. Elle se tourne alors vers moi et me dit : « On ne met sûrement pas les postulantes toutes nues, je suppose que je dois seulement changer de costume? »
La Présidente. — Si, parce que vous aurez à tâter de la verge avant de revêtir notre uniforme.
Lucrétia (devenant pourpre). — Oh! je ne m'attendais sûrement pas à cela! C'est d'une telle indécence!
La Présidente. — Dépêchons-nous! De telles remarques sont tout à fait déplacées! Sœur Lucrétia, vous avez déjà transgressé les règles en discutant mes ordres souverains et il en cuira à vos fesses.
Lucrétia (en proie à une grande confusion et la voix toute troublée). — Je vous en prie, laissez-moi m'excuser, je ne supposais pas que les membres fussent exposés aux châtiments et je pensais qu'elles s'amusaient à fouetter les enfants indigents que les écoles leur envoyaient pour être corrigés.
La Présidente. — Vous vous excuserez sous la verge. Nous avons bien autre chose à faire ici qu'à fouetter les derrières des enfants indigents ; bien qu'il soit du devoir de tous les membres d'appliquer la discipline à la maison où dans tout autre endroit où ils exercent leur autorité.
Lucrétia se tait ; mais le pourpre de sa figure et les frémissements nerveux des coins de sa bouche attestent qu'elle redoute l'approche de la verge. Elle baisse les yeux d'un air contrit. Lorsqu'elle n'a plus que son pantalon, sa chemise, ses bas et ses bottines, elle est conduite vers l'échelle. La présidente et les dames l'accompagnent et l'entourent.
La Présidente. — Placez l'échelle presque verticale ; ficelez ses poignets tout en haut et qu'elle ne touche le sol que par la pointe des pieds. Si elle ose gravir sans permission le premier barreau de l'échelle, ses fesses apprendront ce qu'il en coûte.
Les larmes aux yeux, la victime, tremblante de honte et d'angoisse, crie en vain que la position ordonnée doit être trop pénible et demande grâce. Puis, lorsqu'elle sent sa chemise roulée sous ses aisselles et son pantalon rabattu en dessous de ses genoux, elle s'écrie : « Pitié! chère miss Coote, laissez-moi ; il n'est pas possible que l'on soit aussi sévère envers une novice! »