Lucrétia. — Ne nommez pas cet objet répugnant! Et surveillez votre langue de vipère ; si vous m'échauffez la bile, tant pis pour vous!

La verge va des épaules aux fesses que Lucrétia examine après chaque coup pour voir les nouveaux ravages qu'elle a causés.

Le pauvre Frank, qui a perdu sa perruque en se démenant trop fort, a l'air un peu plus viril, c'est un très joli garçon, bien membré, mais son derrière n'est naturellement pas aussi rebondi que celui d'une femme de sa corpulence.

Excitée, échauffée par la flagellation qu'elle a eu elle-même à subir, Lucrétia frappe comme une furie : « Voyez! voyez! crie-t-elle, cette horrible chose que je ne veux pas nommer est toute raide et fait une énorme bosse sous sa chemise, devant son ventre ; c'est impossible de cacher cette saleté.

Au lieu de la cacher, il semble que Lucrétia cherche à la faire voir, car, en frappant sans merci, elle s'arrange pour déranger la chemise et la retrousser si bien que l'assistance aperçoit à tout instant le formidable engin long de six à sept pouces, qui se dresse au bas du ventre, émergeant d'une touffe de poils noirs et bouclés. Saisi d'une sorte de frénésie érotique, le jeune homme roule des yeux blancs, et, à chaque coup, tortille les fesses et pousse le ventre en avant ; évidemment la honte et la souffrance s'effacent sous l'acuité de ses sensations voluptueuses. La fouetteuse n'est pas moins troublée que lui. La vue des fesses écorchées se trémoussant de façon lubrique, accroît son ardeur : « Ah! crie-t-elle, non seulement il essaie de me rendre plus inconvenante que lui, mais voyez de quelle façon cynique il s'expose à nous! »

Pour mieux ponctuer sa remarque, elle cingle d'un coup vif le membre indécemment dressé et elle recommence à plusieurs reprises sans lui faire perdre de sa rigidité ; mais sous cette cinglade affreusement piquante, le malheureux Frank rugit : « Oh! mon Dieu! mon membre va éclater, c'est effroyable et cela me procure une délicieuse sensation. Ah! ahh! ahh!! c'est trop! » Et il reste les yeux levés au ciel, les lèvres tremblantes, saisi d'on ne sait quelle troublante émotion.

Lucrétia a suspendu quelques instants la correction ; mais soudain, elle rappelle son amant à la question par deux ou trois terribles cinglées sur ses fesses à vif : « Ne vous endormez pas, monsieur et causons, s'il vous plaît! Je pense que vous allez retirer vos honteuses insinuations contre moi! Avez-vous, oui ou non, profité de mon trouble quand je vous ai vu étalant votre membre dans le jardin? Mais répondez donc! Une demi-douzaine de coups de verge suit cette question ; le sang commence à couler des fesses sur les cuisses du malheureux.

Revenu à lui, celui-ci, tout confus de savoir que l'assistance a vu son membre viril en pleine érection, se tord sous les coups et répond d'une voix entrecoupée de larmes : « Ah! démon! abominable créature! Elle m'a prodigué les plus voluptueuses caresses, elle m'a juré un éternel amour et aujourd'hui, elle se délecte à me martyriser. Ah! Miss Coote!! mesdames! délivrez-moi de ses griffes! Ayez pitié de moi!

Lucrétia. — Pas encore! Infâme suborneur! retirez vos honteuses allégations sur mon compte, ou je vous enlève la peau du derrière!

Frank. — Comme c'est mal à vous, Lucrétia, de me forcer à dire un mensonge! Oh! mon Dieu! quoi faire? Ah! que se passe-t-il en moi?