Du coup, Charlie resta atterré. Il tomba à mes pieds écrasé de honte et d'angoisse et se cachant le visage dans ses deux mains, s'écria : « Oh! mon Dieu! Qu'ai-je fait! Pourquoi n'ai-je pas réfléchi que je serais fatalement découvert? Miss Rosa, soyez compatissante, ne nous dénoncez pas! Jamais nous ne recommencerons! Punissez-nous n'importe comment, mais que personne n'apprenne ce que nous avons fait! »

Moi. — C'est abominable! Je ne sais vraiment si je dois avoir pitié de vous et vous garder le secret. Savez-vous que vous êtes coupable d'inceste et que vous méritez la potence?

Charlie (sanglotant amèrement). — Quoi? Pour cela? Je n'étais allé dans sa chambre, hier soir, que pour l'embrasser. Je me suis étendu sans y penser, à côté d'elle, et puis… et puis… nos baisers, la chaleur de nos corps nous ont excités… si bien que j'ai passé la nuit à côté d'elle et que vous m'avez découvert ce matin.

Moi. — Il vous en cuira à tous les deux! Je vais vous fouetter, de façon à vous ôter l'envie de recommencer, mais si jamais je vous y reprenais, je vous ferais mettre en prison. Maintenant, monsieur, enlevez votre veste et votre culotte, et tournez votre derrière de mon côté.

Il avait l'air affreusement humilié en exécutant mes ordres, mais trop terrifié pour faire la moindre observation, et me tournant le dos, il fut bientôt en chemise, la culotte aux talons.

Moi. — Agenouillez-vous sur cette chaise, tournez votre figure vers le dossier, retroussez votre chemise sous vos bras pour bien présenter votre cul nu à la verge et si vous ne vous comportez pas courageusement comme un homme, j'envoie chercher un constable pour vous conduire en prison.

Charlie (d'une voix brisée). — Oh! miss! je ne pousserai pas un cri, ou du moins j'essaierai. Fouettez-moi aussi fort que vous voudrez, mais ne me dénoncez pas!

Moi. — C'est bon, monsieur! je n'ai pas l'intention de vous épargner, car votre abominable action ne mérite aucun ménagement. Recommencerez-vous, infâme garnement, à commettre des incestes avec votre sœur? Je ne pourrai jamais frapper assez fort pour manifester mon dégoût.

J'avais commencé par lui appliquer deux coups solides en diagonale sur ses fesses musclées. Aussitôt un coloris intense s'était manifesté à la surface de la peau blanche. Je laissai s'écouler une demi-minute après ce prélude pour le tenir dans l'angoisse, puis, de nouveau, je lui appliquai la verge de toute la vigueur de mon bras, et cette fois à une allure précipitée ; la chair ne tarda pas à se couvrir de longues raies rouges entrecroisées, soulevant la peau et l'égratignant de place en place. Je me plaçais, tantôt à sa droite, tantôt à sa gauche, et observais à tour de rôle ses fesses et sa figure sur laquelle la sueur perlait ; il serrait les lèvres pour ne pas crier ; ses yeux brillaient étrangement. S'il était ému, je ne l'étais guère moins que lui.

Chaque coup me faisait passer un frisson de la tête aux pieds ; l'aspect de ses fesses, qui commençaient à se perler de petites gouttes de sang, m'excitait si bien que, loin de se fatiguer, plus mon bras frappait, plus il frappait fort.