Malgré son énergie, le pauvre Charlie fut enfin obligé d'exhaler sa souffrance : « Oh! Oh! Ahhh! » cria-t-il. « Je ne peux plus m'empêcher de crier! Ah! Comme ça fait souffrir! Oh! Mon Dieu, je jure de ne plus recommencer! Ah! la chair me brûle! »

Je le tins sous la verge pendant environ vingt minutes, il serrait les fesses, les tordait, se tortillait, se démenait sous les morsures de la verge comme pour trouver un soulagement, mais ne bougeait pas de place. De temps en temps, j'étais obligée de m'arrêter pour reprendre haleine et cela lui donnait quelque répit, mais bien vite ses cris étouffés, ses grognements de souffrance me ranimaient et je reprenais la danse. L'idée que je fouettais un grand garçon m'émotionnait beaucoup, plus que si c'eût été une fille. Par un phénomène bizarre, je jouissais des souffrances que je lui infligeais et, en même temps, j'étais toute pénétrée d'un voluptueux penchant pour lui. A la fin, épuisée par tout le mouvement que je m'étais donné, je tombai sur un sofa et fermai les yeux. En les rouvrant quelques instants après, je vis Charlie à mes pieds, embrassant ma main qui n'avait pas encore lâché la verge.

« Oh! miss Rosa, me dit-il, comme vous m'avez arrangé! Et pourtant, je suis sûr maintenant de faire quelque chose de mal pour que vous me fouettiez de nouveau. Ça fait souffrir et c'est exquis! Je ne peux pas dire ce que j'ai ressenti, c'est comme de la souffrance qui fait du bien! »

Moi (d'une voix alanguie). — Oh! Charlie! quel vilain vous faites. Je vous défends d'embrasser ma main. Contentez-vous d'embrasser mon pied pour demander votre pardon.

Charlie (transporté). — Ah! miss Rosa! que vous êtes bonne! Comment vous remercier? Vous me permettez d'embrasser votre délicieux petit pied!

Saisissant un de mes pieds, il y pressa ardemment ses lèvres. Son baiser fut comme une étincelle sur une traînée de poudre, et je crus le sentir dans mes parties les plus intimes. Je m'enfonçai dans le sofa, lui abandonnant mes jambes, car déjà ses lèvres étaient passées de mon pied à mon mollet, je sentis bientôt sa main effrontée se glisser sous le pantalon, contre la chair de mes cuisses et, plus elle approchait de ma grotte ombragée, moins j'avais le désir de lui résister ; une soif inextinguible de volupté me tenaillait. Enfin, dans un effort je pus balbutier ; « Oh! Charlie! Que faites-vous là! C'est très indiscret! Laissez mes jambes tranquilles! Ah! il faut que je vous avoue quelque chose! C'est moi qui vous ai fouetté, mais c'est vous mon vainqueur! En vérité, j'ai peur de vous! »

Son visage écarlate était tout près du mien, je me cachai tant bien que mal la figure dans les mains, au même moment, un de mes pieds toucha la chose qui dessinait sous sa chemise une grosse protubérance : « Ah! Qu'avez-vous donc devant vous, Charlie? » m'écriai-je.

— Chère miss, répondit-il, c'est ce que Jane appelle le « bonhomme ». Cela procure un plaisir indescriptible!

Moi. — Ah! Charlie. Puis-je avoir entière confiance en vous? Ma vie, mon honneur sont entre vos mains. Ne trahissez pas, pour ma honte, le secret que ma nature ardente ne peut plus vous dissimuler! Ah! méchant garnement! C'est la vue de votre manège avec votre sœur qui m'a mise hors de moi. J'ai voulu passer ma fièvre sur votre derrière, mais, hélas, cette tâche a trop excité mes instincts sensuels!

Il me fut impossible de continuer!