—C'en sera fait de la chasse, répéta l'oncle de Farag. Alors, comment sera gouverné le pays? Non... non, ô Excellence Notre Gouverneur, nous ne ferons pas de mal à un cheveu de la tête de l'affligé de Dieu. Il sera pour nous ce qu'est la femme d'Abu Hussein dans la saison sacrée.»

Lorsqu'ils furent partis, le Gouverneur s'épongea le front.

«Il faut mettre une poignée de soldats dans chacun des villages que visite ce Groombride, Baker. Dites-leur de ne pas trop se montrer, tout en ayant l'œil sur les villageois. Il les pousse vraiment trop loin.

—O Excellence, dit la voix insinuante de Farag, lequel posa le Field et le Country Life avec ostentation sur la table, est-ce que l'affligé de Dieu, qui ressemble à Bigglebai, est le même homme que Monsieur l'Inspecteur a rencontré dans la grande maison en Angleterre, et à qui il a raconté l'histoire des Grues de Mudir?

—Le même, Farag, répondit l'Inspecteur.

—J'ai souvent entendu Monsieur l'Inspecteur raconter l'histoire à Notre Excellence, à l'heure de la soupe dans les chenils; mais, puisque je suis au service du Gouvernement, je n'en ai pas parlé aux miens. Faut-il répandre cette histoire dans les villages?»

Le Gouverneur inclina la tête:

«Peut pas faire de mal.»


Les détails de l'arrivée de Mr. Groombride en compagnie de son interprète, qu'il proposa d'admettre avec lui à la table du Gouverneur, son allocution au Gouverneur sur le Mouvement Nouveau et sur les crimes de l'Impérialisme, je les omets à dessein. A trois heures de l'après-midi, Mr. Groombride déclara: