—Que les entrepreneurs. (Il lui serra la main.) Ce petit syndicat que voici ne compte que sur lui-même.
—Mais vous pourriez sentir le besoin de quelqu'un, insista-t-elle.
—Oui... mais ce sera vous. C'est une affaire, Sophie; mais cela va être amusant.
—Dieu le veuille!» repartit-elle en rougissant.
Et elle se cria à elle-même, comme ils rentraient pour le thé:
«Cela en vaut la peine. Oui, cela en vaut la peine!»
La mise en état et l'emménagement de Friars Pardon fut une besogne des plus minutieuses, mais tout entière accomplie selon le mode anglais, sans frottement. Le temps et l'argent seuls furent mis en réquisition. Le reste demeura aux mains de bienfaisants conseillers de Londres, ou de génies, mâles et femelles, évoqués par Mr. et Mrs. Cloke du désert des fermes. Au centre se tenaient George et Sophie, un peu effarés, leurs intérêts s'étendant de jour en jour de tous les côtés.
«Je ne veux pas parler contre les Londoniens, déclara Cloke, promu par lui-même aux fonctions de commis des travaux extérieurs, d'ingénieur consultant, de chef du bureau de l'immigration, et d'inspecteur des eaux et forêts; mais vos gens, à vous, ne voudraient pas avoir l'air, pourtant, de trop vous écorcher.
—Comment le savoir? dit George.
—Dans cinq années d'ici, ou quelque chose d'approchant, admettons, vous serez en train de jeter un coup d'œil sur vos comptes de la première année, et, sachant ce que vous saurez alors, vous direz: «Oui-da, Billy Beartup—ou, cela se pourrait, le vieux Cloke—m'en a fait de belles quand j'étais nouveau venu!...» On n'aime pas se sentir cela en réserve contre soi.