Ils peuvent s’exprimer sur une dame anglaise en la qualifiant d’aurat.

On leur permet une liberté — pour ne pas employer un terme trop gros — une liberté de langage qui ne tarderait pas à amener des bagarres sérieuses, si un Anglais en usait de même avec un autre Anglais.

Ils sont entourés de barrières protectrices. On les rend inviolables.

Assurément, ils devraient se contenter de toutes ces choses, sans se mêler d’affaires auxquelles ils ne peuvent rien comprendre, étant donné leur origine.

On se demandera si cette diatribe pleine de feu est le produit d’un esprit indépendant, le résultat premier de la nausée que donne cette féroce puanteur ou le résultat fécond de la migraine contractée à force de fumer tout le jour pour combattre l’odeur.

En tout cas, Calcutta est un endroit redoutable pour quiconque n’y a pas été élevé.

Un bon conseil à d’autres barbares.

N’amenez pas à Calcutta un domestique originaire du haut pays.

Il aura certainement des désagréments parce qu’il ne pourra comprendre les usages de la Cité.

Un Punjabi, qui arrive pour la première fois ici, se croit tenu en conscience d’aller à l’Ajaibghar, le Museum.