Ils doivent aller dans le grand Enfert

Et qu’ils ne puissent pas en sortir.

J’ai du respect pour un homme qui ne sait pas écrire correctement le mot Enfer : cela prouve qu’il a été élevé dans une croyance aimable.

Vous qui viendrez à Moulmeïn, soyez pleins de respect pour cette cloche, et évitez de jouer avec elle, car cela blesse les sentiments des fidèles.

Dans la base de la pagode il y avait quatre chambres, où trois côtés étaient couverts de colossales figures en plâtre, et devant chacune d’elles brûlait une solitaire lampe à huile dont les rayons luttaient avec les flots de lumière vespérale qui entraient par les fenêtres.

Il en résultait dans cet éclairage d’un jaune pâle une sensation qui n’avait rien de terrestre.

De temps à autre une femme se glissait dans une de ces chambres pour prier, mais presque toute la troupe restait dans la cour.

Toutefois celles qui faisaient face aux figures priaient plus ardemment que les autres, par où je jugeai que leurs soucis devaient être les plus grands.

Ce que je savais sur la réalité de ce culte était moins que rien, car les livres anglais élégamment reliés que nous lisons ne parlent point de brins de paille à bout rouge qu’on présente à une figure dorée, ni de la cloche qu’on fait sonner dans un temple hindou, en signe cultuel.

Mais ce doit être un culte fort intéressant : d’abord tout s’y passe tranquillement, et dans le milieu le plus charmant qu’ait jamais offert un paysage.