Et ils parlent tous de faire un tour au pays, à des intervalles ridiculement courts. On dirait qu’ils en ont le droit.
Encore une fois, si nous pouvions seulement produire des enfants qui ne pousseraient pas tout en nez et en jambes, dès la seconde génération, dans cette partie du monde et une ou deux autres, quelle étonnante dispersion en tous sens de l’Empire on verrait, avant que fût achevée à moitié la séance d’une commission sur l’affaire Parnell !
Et plus tard, quand les États affranchis se seraient nettoyés à l’eau chaude, auraient livré leurs batailles, auraient abusé des emprunts et des spéculations, se seraient conduits en toutes choses comme de jeunes étourdis, ils finiraient par former une vaste ceinture de fer autour du monde.
Et à l’intérieur, liberté complète du commerce. Au dehors, protection jalouse.
Ce serait un nid de guêpes tellement vaste qu’aucune combinaison de puissances ne pourrait le troubler.
C’est un rêve qui ne se réalisera pas de longtemps, mais nous accomplirons un de ces jours quelque chose d’approchant.
Les oiseaux de passage du Canada, de Bornéo — Bornéo, qui aura à subir un bouleversement, un remaniement complet avant qu’elle ne saisisse vigoureusement ses chances d’avenir, — ceux d’Australie, d’une centaine d’Iles éparpillées disent la même chose : « Nous ne sommes pas encore assez forts, mais nous le serons un jour ».
Oh ! chères gens, qui cuisez dans l’Inde, et pestez après tous les Gouvernements, c’est chose glorieuse que d’être un Anglais.
« Le sort nous a donné un beau terrain : oui, nous avons un magnifique héritage ».
Prenez une carte et regardez la longueur de la Péninsule Malaise. Elle se prolonge de mille milles dans la direction du Sud, n’est-ce pas ?