Penang, Malacca, Singapour y sont si modestement soulignés d’un trait rouge.
Voyez maintenant : nous avons un Résident auprès de chacun des États Malais indigènes de quelque importance, et tout le long de la ligne qui va de Kedah à Siam, notre influence domine et décide tout.
Dans ce pays-là, Dieu a mis tout d’abord de l’or et de l’étain, et après ces choses, des Anglais qui organisent des Compagnies, obtiennent des concessions et vont de l’avant.
Actuellement, il y a une compagnie qui, à elle seule, possède dans l’intérieur du pays une concession de deux mille milles carrés.
Cela se traduit en droit d’exploitation minière. Cela signifie qu’il y a là quelques milliers de coolies, et une administration bien établie, tout comme on en voit dans les grandes houillères de l’Inde, où les chefs des mines sont des rois responsables.
Avec les compagnies arriveront les chemins de fer.
Jusqu’à présent, les journaux des Détroits emploient leur papier à en parler, car en ce moment, il n’y a en exploitation que vingt-trois ou vingt-quatre milles de chemins de fer à voie étroite dans la Péninsule, dans un endroit appelé la Crique des Pirates. Le Sultan de Johore est, ou était indécis — au sujet d’une concession de railway, à travers son pays, qui finira par le mettre en relation avec la Crique des Pirates.
Singapour a formé le projet de construire un pont d’un mille et demi pour franchir le détroit qui la sépare de l’État de Johore.
Cela servira à amorcer le prolongement dans le sud de la grande ligne Colquhoun qui, disons-le, partira de Singapour, traversera les petits États, et le Siam, pour, de là, sans interruption, se réunir au grand réseau des chemins de fer de l’Inde, en sorte qu’on pourra prendre ici son billet pour Calcutta.
Il suffirait d’un résumé, en style d’affaires, de ces projets de chemins de fer, qu’on met sur le tapis de temps à autre, pour remplir deux de ces lettres, et ce serait une lecture d’une sécheresse peu ordinaire.