A cette époque de l’année, le steamer Nawab devrait être vide, et, au lieu de cela, il s’y trouve cent passagers de première classe, et soixante-six de seconde.
Toutes les jolies filles sont dans cette dernière classe.
Il est arrivé une catastrophe à Colombo. Deux steamers se sont heurtés.
Nous avons devant nous les résultats de la collision et nous formons une ménagerie.
Le capitaine dit qu’il ne devrait y avoir selon les règlements que dix ou douze passagers, et que si l’on avait prévu cette cohue, on aurait fait partir un autre steamer.
Pour mon compte, je suis d’avis qu’on devrait jeter par-dessus bord une moitié de nos compagnons de voyage.
Ils ne font le tour du monde que par plaisir, et cette sorte de distraction conduit à des opinions précipitées et exagérées.
En tout cas, qu’on me rende la liberté et les cafards de l’Inde Anglaise, où nous dînions sur le pont, où nous changions les heures des repas, où nous étions maîtres de tout ce que nous voyions.
Vous connaissez les règlements de forçats qu’on impose dans la Peninsular and Oriental.
Vous ne devez aborder le capitaine qu’en marchant sur les mains, et en agitant respectueusement les jambes.