Si vous vous placez au centre du Maidân, vous comprendrez pourquoi Calcutta est appelée la Ville des Palais.

Ainsi avait parlé l’Américain du Grand Hôtel d’Orient, homme qui avait vu du pays.

Il y a une tour peu élevée, improprement qualifiée de monument commémoratif, qui se dresse sur un désert de gazon mou, d’un vert cru.

Il vaut autant se rendre à ce point-là qu’à un autre.

Les dimensions du Maidân sont propres à décourager tous ceux qui sont accoutumés aux « jardins » du haut pays, tout comme on dit que la lande de Newmarket impressionne un cheval habitué à un champ de courses mieux clos.

L’immense plaine est parsemée de statues de bronze représentant des gentlemen montés sur des chevaux capricieux et hissés sur des piédestaux aux lignes d’une sévérité excessive.

L’immensité donne à ces statues des proportions de nains ; elle donne d’ailleurs des proportions minuscules à toutes choses, excepté aux façades lointaines de la route de Chowringhi.

C’est énorme, c’est impressionnant.

C’est un fait auquel il est impossible de se soustraire.

On bâtissait des maisons à l’époque où la roupie valait deux shillings et un penny.