Où cache-t-il son amour de l’Art, c’est ce que sait seul le ciel qui a créé cette terre jaune qui recèle tant de fer.

Son amour se tourne vers les petites choses. Sans quoi comment pourrait-il se procurer de si singuliers pendants pour sa pipe et s’amasser, tout au bout de l’arrière-fond de sa boutique, une collection pareille à celle que se fait l’oiseau des arceaux de verdure, avec tant d’objets divers, hétéroclites, dont chacun a sa beauté, si vous le regardez d’assez près.

Je suis désolé de ne pouvoir rendre compte en quelques heures des idées de tant de millions d’hommes.

Toutefois, une chose qui paraît certaine, c’est que si nous avions à gouverner autant de Chinois que nous avons d’indigènes dans l’Inde, et que nous leur eussions donné seulement le dixième des caresses, des encouragements coûteux dans la voie du progrès, si nous avions tenu compte dans la même proportion de leurs intérêts et de leurs aspirations que nous l’avons fait pour l’Inde, nous en aurions été chassés depuis longtemps ou nous aurions reçu la récompense digne du pays le plus riche qui soit à la surface de la terre.

Une de mes paires de souliers a été enveloppée, par un hasard curieux, dans un journal qui porte pour devise ces mots : « Il n’y a pas de nation indienne, bien qu’existent les germes d’une nationalité indienne », ou quelque chose de fort approchant.

Cela m’a fait pouffer d’un éclat de rire sacrilège.

Ce grand fainéant de pays que nous soignons, que nous tenons dans du coton, et à qui nous demandons chaque matin s’il se sent assez fort pour quitter son lit, apparaît comme un nuage lourd et mou sur l’horizon lointain, et les vains propos que nous avions l’habitude de tenir entre nous sur son précieux avenir, sur ses ressources, ne semblaient pas différer des propos que tiennent les enfants dans les rues, quand ils ont fabriqué un cheval avec des gousses de haricot ou des bouts d’allumettes et qu’ils se demandent s’il est capable de marcher.

Je suis tristement désabusé sur le compte de mon autre patrie, non point la mère-patrie, maintenant qu’on me cire mes bottes dès l’instant même où je les ôte.

Le cireur ne le fait point en vue d’un pourboire, mais parce que c’est sa besogne.

Comme le castor de jadis, il lui fallait monter à cet arbre-là : les chiens étaient à sa poursuite.