C’était vraiment « la Vie » que je voyais, mais elle ne m’amusait point, car je sentais que moi-même, pour avoir simplement été témoin de son extrême abaissement, j’étais coupable, comme le reste de mes semblables qui l’avaient amenée là.

Puis elle se mit à mentir.

Du moins j’appris par l’homme qui connaissait si bien le monde que c’étaient là des propos mensongers.

Ils avaient trait à elle-même, à sa famille, et, s’ils étaient faux, c’étaient des mensonges sans motifs, car tout y était bas et écœurant, malgré les efforts pour dorer la réalité à l’aide d’un album de photographies qui la rattachait à son passé.

N’étant point un homme à la coule, je préfère croire que ses histoires étaient vraies et lui savoir gré de l’honneur qu’elle me fit en me les racontant.

Je me figurais que la maison n’avait rien de plus triste à me montrer que sa figure.

En cela je me trompais.

Kate la Corinthienne s’était réellement livrée à la boisson.

Elle se leva, en chancelant d’ivresse, chose terrible à voir et qui vous donne un mal de tête par sympathie.

Il y avait eu quelque gaffe faite dans le ménage mal tenu, où les services à thé en plaqué étaient mêlés avec la porcelaine à bon marché, et la domesticité fut appelée pour s’expliquer.