Puis, tous les quatre font un plongeon dans l’Hôtel de Hong-Kong afin de se procurer les matériaux nécessaires pour mettre à flot l’affaire et voilà une compagnie de plus.

— C’est de là, dit le Taipan, que vient la richesse de Hong-Kong.

Ici toute idée rapporte, à commencer par celle d’une laiterie. Nous sommes sortis des mauvais jours et nous entrons dans la période des années grasses.

Il me conta des histoires du temps jadis, d’un ton apitoyé, parce qu’il savait qu’il m’était impossible de comprendre.

Tout ce que je pouvais dire, c’est que la ville prenait le genre américain, depuis les salons de coiffure jusqu’aux bars à liqueurs.

Les figures étaient tournées dans la direction de la Porte Dorée, alors même que les gens étaient le plus occupés à monter les compagnies de Singapour.

Il n’y a pas assez d’initiative à Singapour laissé à soi seul. Aussi Hong-Kong ajoute-t-il sa poussée. Sur les comptoirs des banques on trouve des prospectus des compagnies nouvelles.

Je me mouvais parmi un dédale d’intérêts si compliqué que je n’y pouvais rien comprendre.

Je parlai à des gens dont l’esprit se trouvait à Hankow, à Fouchou, à Amoy, plus loin encore, au delà des gorges du Yangtze, où l’Anglais fait du commerce.

Au bout d’un certain temps, j’échappai aux lanceurs de compagnies, parce que je savais que je n’arriverais point à les comprendre et je gravis une côte.