C’était le quartier anglais de Canton où il se trouvait deux cent cinquante Sahibs.

Il aurait mieux valu placer une mitrailleuse Gatling derrière la porte du pont.

Les Guides de voyageurs vous apprendront que ce quartier fut cédé par les Chinois, lors du traité de 1860, et que les Français obtinrent une égale tranche de territoire.

Grâce à la force comprimante de la bureaucratie française, la « concession française » n’a jamais été louée ni vendue à des particuliers, et maintenant c’est un régiment chinois qui y croupit.

Les hommes qui voyagent vous en diront à peu près autant de Saïgon et du Cambodge.

On dirait que le Français semble atteint d’une maladie, dès qu’il endosse un uniforme officiel. C’est la paperasserite aiguë, si l’on nous permet le néologisme.

— Maintenant où êtes-vous allé et qu’avez-vous vu ? dit le Professeur, d’un ton de pédagogue lorsque nous fûmes de retour sur le Ho-Nam et que nous rentrions avec toute la vitesse possible à Hong-Kong.

— Un vaste égout de cité, plein de tunnels et habité par des diables jaunes, une cité que Doré devrait bien avoir vue. Je suis enchanté de ce que rien ne m’oblige à y retourner. Le Mongol se mettra en marche quand le bon moment sera venu pour lui. J’attends qu’il se mette en marche de mon côté. Partons pour le Japon par le prochain bateau.

Le Professeur dit que j’ai complètement gâté le récit qui précède par ce qu’il qualifie de « calomnies exagérées sur le compte d’un peuple de rudes travailleurs ».

Il n’a pas vu Canton comme je l’ai vu, à travers une imagination enfiévrée.