Ne pas les connaître, c’est prouver qu’on est soi-même un inconnu.

Ils sont là une douzaine, en deux groupes de six à deux rangées légèrement courbes de bureaux d’un beau poli.

Ainsi Sir Stewart Bayley occupe la fourchette d’un fer à cheval mal fait, qui serait fendu à l’endroit de la pince.

Devant lui, à une table couverte de livres et de brochures, besogne un secrétaire.

Il y a un banc pour les reporters.

C’est tout.

L’endroit est plongé dans un demi-jour adouci, et son atmosphère suffit à vous remplir de respect.

Cela, c’est le cœur du Bengale, et il est remarquablement bien meublé.

Si la besogne est en rapport avec l’ameublement qui est de première classe, avec les encriers, avec le tapis, avec le plafond resplendissant, ce sera quelque chose qui méritera d’être vu.

Mais où est le criminel qui doit être pendu pour expier cette puanteur, qui monte et descend à travers les escaliers des Bâtiments des secrétaires, pour expier les tas de décombres sur la route de Chitpore, pour expier l’odeur écœurante qui règne à Chowringhi, pour expier les sales petites mares qu’on voit derrière le Belvédère, pour expier la rue pleine de varioleux, la station de fiacres qui fume et empeste en dehors du Grand Hôtel d’Orient, l’état du pavé de pierre et de boue, celui des ravins de Shampooker, cent autres choses ?