Et maintenant, voilà qu’ils vont siéger jusqu’à la tombée de la nuit, à moins que Sir Stewart Bayley, qui tient à voir partir Lord Connemara, ne fasse lever l’habit noir pour qu’il propose un ajournement.

Il n’est pas bon de contempler de près un Gouvernement.

Cela vous amène à prononcer des jugements d’une fatuité flatteuse pour l’amour-propre et qui peuvent être aussi faux que le système étouffant dont nous nous sommes emmaillottés.

Et dehors, dans la rue, des Anglais résument la situation en ces termes brutaux :

— Tout cela ce n’est qu’une farce. Pour nous, le temps c’est de l’argent. Nous ne pouvons admettre ces discours interminables qui se tiennent à la Municipalité. Les indigènes nous chassent sous leur nombre. Mais nous savons que si les choses vont trop mal, le Gouvernement entrera en scène et interviendra et dès lors nous supportons ces ennuis tant bien que mal.

Et, en attendant, Calcutta continue à réclamer le seau et le balai.

IV
SUR LES RIVES DU HUGHLI

Les horloges de la Cité ont sonné deux heures.

Où peut-on trouver à manger ?

Calcutta n’est pas riche en cuisine attrayante.