On peut déterrer d’étranges créatures dans les violons.

Voici une histoire absolument vraie et qui date de trois semaines à peine.

Un visiteur, personnage non officiel, se hasarda dans la partie indigène du vaste local disposé pour ceux qui ont mal tourné ou mal agi.

Un Babou au regard sauvage se leva du lit de camp fixé au mur et lui dit en bon anglais :

— Bonjour, Monsieur.

— Bonjour. Qui êtes-vous et pourquoi êtes-vous en prison ?

Le Babou répondit :

— Je tiens à ce que vous sachiez que je suis en prison non point comme criminel, mais comme réformateur. Vous avez lu le Vicaire de Wakefield ?

— Oui, oui.

— Eh bien, moi, je suis le vicaire du Bengale, — ou du moins c’est le titre que je me donne.