— Maintenant, qu’est-ce que cela ?

— C’est le Bois de Saint-John pour les riches Babous. Ce fiton[6] appartenait à l’un d’eux.

[6] Phaéton.

— Eh bien, c’est un endroit qui ne mérite guère un coup d’œil.

— Ne jugez pas sur les apparences. Par ici habitent des femmes qui ont réduit des rois à la mendicité. Nous ne voulons pas vous faire plonger brusquement dans le vice tout nu. Il faut que vous le voyiez d’abord avec sa dorure… mais faites attention à cette planche pourrie.

Tenez-vous au bas d’un puits d’ascenseur et regardez en haut. Cela vous donnera une idée de la dimension et de la forme de la courette autour de laquelle est construite une de ces grandes et sombres maisons.

Le carré central peut bien avoir dix pieds de côté, mais les balcons de l’intérieur s’avancent au-dessus, et prennent une moitié de l’espace libre.

Pour arriver à ce carré, il faut tourner bien des angles, descendre par un corridor voûté, descendre encore deux ou trois escaliers compliqués :

— Maintenant, vous comprenez, dit le Policier avec indulgence tandis qu’il bronche, le mollet en avant, dans un escalier tournant très sombre, voilà un endroit qu’il n’est pas bon de visiter seul.

Qui donc le voudrait ? S’il est des cavernes dégoûtantes, inaccessibles, ô saint Cupidon, qu’est celle-ci ?