— Et il n’en est autrement avec Jan Chinn, le père de mon père. Il veut revoir le pays qu’il aima ainsi que le peuple. C’est un bon revenant, Bukta. C’est moi qui le dis. Va le leur répéter. Et j’espère, ajouta-t-il, que cela les calmera. »
Rejetant en arrière la peau de tigre, il se leva avec un long bâillement qui montra toutes ses dents en bon ordre.
Bukta s’enfuit, pour se voir reçu à la caserne par tout un groupe de gens haletants.
« C’est vrai, dit Bukta. Il s’est drapé dans la peau, et c’est du fond d’elle qu’il a parlé. Il veut revoir le pays qui est sien. Le signe n’est pas pour nous ; et, disons-le aussi, Jan Chinn est un jeune homme. Comment passerait-il les nuits paresseusement couché ? Il dit que son lit est trop chaud et que l’atmosphère de la chambre est mauvaise. Il se livre à des allées et venues pour le plaisir de courir la nuit. C’est lui qui l’a dit. »
L’assemblée aux gris favoris frissonna.
« Il dit que les Bhils sont ses enfants. Vous savez qu’il ne ment pas. C’est lui qui me l’a dit.
— Mais quoi en ce qui concerne les Bhils des Satpuras ? Que veut dire le signe pour eux !
— Rien. Il ne s’agit, je le répète, que du plaisir de courir la nuit. Il chevauche pour voir s’ils obéissent au gouvernement, comme il leur apprit à faire dans sa vie antérieure.
— Et qu’arrivera-t-il s’ils n’obéissent pas ?
— Il ne l’a pas dit. »