ELLE. — Très vrai ; mais, quand je sors, c’est avec le capitaine Congleton que je danse. Il danse fort agréablement.

LUI. — Et quand vous ne dansez pas, vous allez vous asseoir avec lui, je suppose ?

ELLE. — Oui. Y trouvez-vous à redire ? Faudra-t-il, à l’avenir, que je reste debout sous le lustre ?

LUI. — De quoi vous parle-t-il !

ELLE. — De quoi les hommes parlent-ils quand ils causent au lieu de danser ?

LUI. — Peuh ? Je vous en prie ! Enfin, maintenant que me voici revenu, il faut vous dispenser pendant quelque temps du séduisant capitaine Congleton. Il ne me revient guère.

ELLE. — (Après un instant de silence.) — Savez-vous ce que vous avez dit ?

LUI. — Ne pourrais exactement le répéter. Je ne suis pas de très bonne humeur.

ELLE. — C’est ce que je vois — et sens. Mon sincère et fidèle amant, qu’avez-vous fait de votre « constance éternelle », de votre « inaltérable confiance », et de votre « respectueuse dévotion » ? Ce sont les phrases que je me rappelle ; vous paraissez les avoir oubliées. Je cite un nom d’homme…

LUI. — Un peu plus que cela.