— Frappée ? I’ m’a séparé le cœur en deux, et i’ reste là à rire, comme si tout ça, c’était pour lui d’la rigolade.
— Allons, rentrez vous reposer un brin chez vous.
— J’suis une femme mariée, que j’vous dis, et j’aurai mon mari !
— J’lui ai pas fait pour deux liards de mal », dit Tom dans le coin du rassemblement.
Il sentait que l’opinion publique se tournait contre lui.
« Tu n’m’as pas fait, en tout cas, pour deux liards de bien, espèce de lâche. J’suis une femme mariée, moi, et j’veux pas qu’on m’prenne mon homme.
— Eh bien, si vous êtes une femme mariée, boutonnez votre corsage », dit le policeman, en manière d’apaisement.
Il était habitué aux querelles domestiques.
« Merci bien — pour votre effronterie. Voulez-vous voir ? »
D’un geste elle ouvrit son corsage en désordre et montra les meurtrissures en forme de croissant, que produit un dos de chaise bien appliqué.