Leur chœur montant couvre le chant des brisants, et de joie
Chante, grève de Lukannon, par deux millions de voix!
Chantez la lente sieste, au bord de la lagune,
Les escadrons soufflant qui descendent les dunes,
Les danses, aux minuits fouettés de feux marins,
Grève de Lukannon, avant que l’homme vînt!
Au matin, j’ai trouvé mes frères (jamais, jamais plus!);
Ils obscurcissaient le rivage, ils allaient par tribus;
Du plus loin que portait la voix au large de la mer,
Nous hélions les bandes en route et leur chantions la terre!