— Hum ! fit Strickland, dont la voix roula et gronda dans le toit. Il y a assez de place, là-haut, pour tout un autre étage, et, ma parole ! quelqu’un l’occupe.

— Les serpents ? répliquai-je d’au-dessous.

— Non. C’est un buffle. Tendez-moi le gros bout d’une gaule de pêche, et je vais tâcher de l’atteindre. C’est sur la grosse poutre du toit.

Je tendis la gaule.

— En voilà, un nid à hiboux et à reptiles. Pas étonnant que les serpents y habitent, dit Strickland, en grimpant plus haut dans la toiture.

Je voyais son coude aller et venir avec la gaule.

— Sors de là, qui que tu sois ! Gare le dessous ! Voilà que cela tombe !

Je vis le vélum faire sac presque au centre de la pièce sous un fardeau qui le faisait de plus en plus descendre vers la lampe allumée sur la table. Je saisis la lampe pour la mettre à l’abri, et me reculai. Alors le vélum s’arracha des murs, se déchira, se fendit, se balança, et vomit sur la table quelque chose que je n’osai regarder, jusqu’à ce que Strickland eût glissé en bas de l’échelle et se tînt à côté de moi.

En sa qualité d’homme sobre de paroles, il ne parla guère ; il se contenta de ramasser le bout pendant de la nappe et de le jeter par-dessus les restes qui étaient sur la table.

— On dirait, fit-il, en déposant la lampe, que notre ami Imray est revenu. Tiens ! et toi, qu’est-ce que tu veux ?