LA VOIX. — Comme c’est drôle ! Est-ce qu’il y a longtemps que je suis malade ?
LE CAP. G. — Quelques jours ; mais vous n’allez pas tarder à vous remettre.
LA VOIX. — Croyez-vous, Pip ? Je ne me sens pas bien et… Oh ! qu’est-ce qu’on a fait à mes cheveux ?
LE CAP. G. — Je ne… ne… ne sais pas.
LA VOIX. — On les a coupés. Si c’est possible !
LE CAP. G. — C’était sans doute pour vous tenir la tête plus fraîche.
LA VOIX. — Absolument une perruque de gamin. J’ai l’air affreuse, hein ?
LE CAP. G. — Vous n’avez jamais paru plus jolie de votre vie, ma chère amie. (A part.) Comment vais-je lui demander de me dire adieu ?
LA VOIX. — Je ne me sens pas jolie. Je me sens très malade. Mon cœur ne marche pas. C’est presque mort à l’intérieur de moi, et j’éprouve quelque chose de drôle dans les yeux. Tout me semble à la même distance… vous, l’armoire, la table… à l’intérieur de mes yeux ou à des milles de distance. Qu’est-ce que cela veut dire, Pip ?
LE CAP. G. — Vous êtes un peu fiévreuse, chérie… très fiévreuse. (Défaillant.) Mon amour ! mon amour ! Comment vous laisser aller ?