Il passe dans la verandah de devant, où GADSBY surveille GADSBY JUNIOR, âgé de dix mois, en train de ramper sur la natte.

LE CAP. M. — Qu’est-ce qu’il te prend, Gaddy, de gâter ainsi la matinée d’un honnête homme ? (Apercevant GADSBY JUNIOR.) Ma parole, ce poulain-là se devient à merveille ? Un bon appoint d’os, là, sous le genou.

LE CAP. G. — Oui, c’est un petit gredin plein de santé. Ne crois-tu pas que les cheveux lui poussent ?

M. — Jetons un coup d’œil. Hi ! Hst ! Ici, général Luck, que nous fassions notre rapport sur vous.

MRS. G. (dans l’intérieur). — De quel nom absurde le baptiserez-vous encore la prochaine fois ? Pourquoi l’appelez-vous comme cela ?

M. — N’est-ce pas notre inspecteur général de cavalerie ? Ne s’en vient-il pas dans sa voiture, haute comme cela, tous les matins où les Hussards Roses font la manœuvre ? Ne gigotez pas, brigadier. Donnez-nous votre opinion personnelle sur la façon dont le troisième escadron a défilé. Un brin décousus, n’est-ce pas ?

G. — Tout ce que je désire, c’est de ne jamais revoir un tas de bouifs pareils aux derniers bleus. Ils m’ont fourni plus que ma belle part… en mettant la pagaille dans mon escadron. C’est à faire vomir !

M. — Quand vous aurez un commandement, vous tâcherez de faire mieux, jeune homme. Commence-t-on à marcher ? Tenez-vous à mon doigt pour essayer. (A G.) Cela ne peut lui faire mal aux boulets, n’est-ce pas ?

G. — Oh ! que non. Ne le laisse pas retomber, cependant, sans quoi il va t’enlever tout le cirage de tes bottes avec sa langue.

MRS. G. (dans l’intérieur). — Qui est-ce qui déblatère contre mon fils ?