M. — Et mon filleul. J’ai honte de toi, Gaddy. Jack, donnez-lui un coup de poing dans l’œil, à votre père. N’allez pas accepter cela ! Frappez-le encore !
G. (sotto voce). — Pose à terre le butcha et viens au bout de la verandah. Je préférerais que ma femme n’entende pas… pour le moment.
M. — Tu as l’air terriblement sérieux. Rien de grave ?
G. — Cela dépend entièrement de ton point de vue. Écoute, Jack, tu ne seras pas plus dur qu’il ne faut vis-à-vis de moi, n’est-ce pas ? Viens par ici plus loin… En deux mots voici l’affaire : je suis décidé… ou tout au moins je pense sérieusement… à lâcher le service.
M. — Hhhein ?
G. — Ne pousse pas de cris. Je vais envoyer ma démission.
M. — Toi ! Es-tu fou ?
G. — Non… seulement marié.
M. — Voyons ! Qu’est-ce tout cela veut dire ? Tu ne peux avoir dans l’idée de nous quitter. C’est impossible. Le plus bel escadron du plus beau régiment de la plus belle cavalerie du monde entier n’est-il pas assez bon pour toi ?
G. (secouant la tête par-dessus son épaule). — Elle n’a pas l’air de prospérer dans ce pays abandonné du ciel et de la terre, et il y a aussi le butcha à considérer, et tout cela, tu sais.