Hein, c’est à peu près le cas ?

G. — Je suppose que oui. Mais ce n’est pas pour moi. C’est à cause d’eux. Du moins, je le crois.

M. — Es-tu sûr ? En envisageant les choses de sang-froid, ta femme est pourvue même au cas où tu serais nettoyé dès ce soir. Elle a une demeure seigneuriale où se retirer, de l’argent, et le brigadier pour continuer à porter le nom illustre.

G. — Alors c’est pour moi-même ou parce qu’ils sont une partie de moi. Tu ne le vois pas. Ma vie est si bonne, si agréable, telle qu’elle est, que j’ai besoin de la rendre tout à fait stable. Est-ce que tu ne comprends pas ?

M. — Parfaitement. « Tranchée-abri pour cheval d’officier », comme on dit dans la ligne.

G. — Et j’ai tout ce qu’il faut en main pour la rendre telle. J’en ai soupé, de la tension morale et de la bile à leur sujet ici, et je ne vois pas qu’il y ait pour moi la moindre difficulté à envoyer tout promener. Cela me coûtera seulement… Jack, j’espère que tu ne connaîtras jamais la honte par laquelle j’ai passé durant ces derniers six mois.

M. — Tiens bon là ! Je n’ai pas besoin qu’on me dise. Tout homme a ses hauts et ses bas.

G. (riant amèrement). — Tu crois ? Qu’est-ce que tu dis du monsieur qui tend le cou pour voir où son cheval met le pied ?

M. — Dans mon cas, cela signifie que j’ai fait la noce, et que j’arrive à la manœuvre avec le mal aux cheveux ! Cela passe en trois foulées.

G. (baissant la voix). — Cela ne passe jamais avec moi, Jack. J’y pense toujours. Phil Gadsby ayant la frousse d’une chute à la manœuvre ! Un joli tableau, n’est-ce pas ? Dessine-le pour moi.