JUSTIFICATION DU TIRAGE

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PAUVRE CHÈRE MAMAN

L’épervier sauvage au ciel balayé de vent,

Le cerf à la plaine salubre,

Le cœur d’un homme au cœur d’une fille

Comme c’était au temps d’antan.

(Chanson bohémienne.)

DÉCOR : — Chambre de MISS MINNIE THREEGAN à Simla. MISS THREEGAN dans l’embrasure de la fenêtre, en train de fouiller dans un tiroir plein de toutes sortes de choses.

MISS EMMA DEERCOURT, amie de cœur, qui est venue passer la journée, assise sur le lit, en train d’agencer le corsage d’une robe de bal et une touffe de muguet artificiel. Cinq heures trente, par un chaud après-midi de mai.

MISS DEERCOURT. — Et il a dit : « Je n’oublierai jamais cette danse », et, naturellement, j’ai répondu : « Oh, comment pouvez-vous être sot à ce point ! » Penses-tu, chérie, qu’il avait une intention ?

MISS THREEGAN (sortant du fouillis un long bas de soie lavande). — Tu le connais mieux que moi.

MISS D. — Oh, tâche d’être sympathique, Minnie ! Je suis sûre qu’il a une intention. Au moins j’en serais sûre s’il n’était pas toujours à monter à cheval avec cette odieuse Mrs. Hagan.