LE CAP. G. (avec un rire contraint). — Que va penser Mackler si vous le négligez pareillement.

MRS. H. — Et cela ne vous a pas rapproché. Vous paraissez beaucoup plus loin que jamais. Avez-vous quelque raison de bouder ? Je connais votre caractère.

LE CAP. G. — Non.

MRS. H. — Suis-je donc devenue vieille dans ces quelques derniers mois ? (Elle étend la main vers la haie de fleurs pour prendre le menu.)

VOISIN DE GAUCHE. — Permettez-moi. (Il tend le menu. MRS. H. reste le bras étendu l’espace de trois secondes.)

MRS. H. (au voisin, son cavalier). — Oh ! merci, je ne voyais pas. (Elle se retourne à droite.) — Y a-t-il en moi quelque chose de changé ?

LE CAP. G. — De grâce occupez-vous de dîner ! Il faut manger quelque chose. Essayez une de ces façons de côtelettes. (A part.) Et je m’imaginais qu’elle avait de belles épaules, au beau temps jadis ! Quel âne on peut faire de soi !

MRS. H. (se servant une manchette de papier, sept pois, quelques carottes découpées à l’emporte-pièce et une cuillerée de sauce). — Ce n’est pas une réponse. Dites-moi si j’ai fait quelque chose.

LE CAP. G. (à part). — Si l’on n’en finit pas ici, il y aura quelque scène diabolique ailleurs. Si seulement j’avais écrit et que j’eusse accepté la bataille… à longue portée ! (Au khitmatgar.) Han ! Simpkin do[15]. (Haut.) Je vous raconterai cela plus tard.

[15] Oui, du champagne.