MRS. H. — Racontez-le-moi tout de suite. Ce doit être quelque ridicule malentendu, et vous savez qu’il ne devait rien arriver de la sorte entre nous. Nous, moins que personne ne pouvons nous le permettre. C’est ce Vaynor et vous ne voulez pas le dire ? Sur mon honneur…

LE CAP. G. — Je n’ai jamais pensé un instant à ce Vaynor.

MRS. H. — Mais comment savez-vous que moi, je n’y ai pas pensé ?

LE CAP. G. (à part). — Voici l’occasion et puisse le diable me la faire prendre aux cheveux. (Haut et d’un ton mesuré.) Croyez-moi, peu m’importe que vous pensiez plus ou moins souvent à ce Vaynor, ni que vous y pensiez d’une façon plus ou moins tendre.

MRS. H. — Je me demande si c’est bien ce que vous voulez dire… Oh ! qu’est-ce que cela rapporte de se chamailler et de prétendre ne pas se comprendre quand vous n’êtes ici en haut que pour si peu de temps. Pip, ne faites pas la bête !

Suit une pause, pendant laquelle il croise sa jambe gauche par-dessus la droite et continue son dîner.

LE CAP. G. (en réponse à l’orage qui s’amasse dans les yeux de MRS. H.). — Oh là là, mes cors… C’est mon plus sensible.

MRS. H. — Ma parole, vous êtes l’homme le plus grossier de la terre ! Jamais plus je ne recommencerai.

LE CAP. G. (à part). — Non, je ne crois pas que vous recommenciez ; mais je me demande ce que vous ferez avant que tout soit fini. (Au khitmatgar.) Thorah ur Simpkin do[16].

[16] Donnez-moi du champagne.