LE CAP. M. — Pas mal, pour un début. Maintenant va changer d’équipement pendant que la maman est en train de pleurer sur — « la madame ». (LE CAP. G. disparaît. LE CAP. M. se lève précipitamment en s’arrachant les cheveux.) Ce n’est pas encore complet. Où sont les souliers ? Allez chercher une ayah.

L’AYAH. — Missie captain sahib band karo tous les jutis[19].

[19] Missie capitaine sahib a caché tous les souliers.

LE CAP. M. (brandissant son sabre dans le fourreau). — Femme, produis ces souliers ! Que quelqu’un me prête un couteau à pain. Il ne s’agit pas de fêler la tête de Gaddy plus qu’elle ne l’est. (Il tranche le talon d’une mule de satin blanc et serre la mule dans sa manche.) Où est la mariée ? (A tout le monde à la ronde.) Allez-y doucement avec ce riz. C’est une coutume païenne. Donnez-moi le gros sac.

....... .......... ...

La mariée se glisse sans bruit dans une rickshaw et part vers le coucher du soleil.

LE CAP. M. (en plein air). — Envolée, ma parole ! Tant pis pour Gaddy ! Le voici. Allons, Gaddy, cela va chauffer plus dur qu’à Amdhéran ! Où est ton cheval !

LE CAP. G. (furieusement, voyant que les femmes sont hors de portée de voix). — Où est ma femme, n. de D…?

LE CAP. M. — A moitié route maintenant de Mahasu. Il va te falloir chevaucher comme le jeune Lochinvar[20].

[20] Voir la ballade de Walter Scott.