LE CAP. G. (reniflant avec indignation). — N’essayez pas. « Me remarier », vraiment !

MRS. G. — Je dois. Écoutez, mon mari. Jamais, jamais, jamais ne dites à votre femme quoi que ce soit que vous ne vouliez pas qu’elle se rappelle ni qui fasse l’objet de ses pensées toute sa vie. Parce qu’une femme — oui, je suis une femme — ne peut pas oublier.

LE CAP. G. — Ma parole, comment savez-vous cela ?

MRS. G. (avec confusion). — Je ne le sais pas. Je ne fais que le deviner. Je suis — j’étais — une sotte petite fille ; mais je sens que j’en sais tant — oh ! tellement plus que vous, mon bien aimé ! Pour commencer, je suis votre femme.

LE CAP. G. — C’est ce que j’ai été induit à croire.

MRS. G. — Et j’aurai besoin de connaître chacun de vos secrets… de partager avec vous tout ce que vous savez.

Elle ouvre les yeux autour d’elle d’un air désespéré.

LE CAP. G. — C’est ce que vous ferez, mon amie, c’est ce que vous ferez… mais ne regardez pas comme cela.

MRS. G. — Dans votre propre intérêt, ne m’arrêtez pas, Phil. Je ne recommencerai jamais une conversation de ce genre avec vous. Il ne faut pas me dire ! Du moins, pas maintenant. Plus tard, quand je serai une vieille dame, cela ne fera rien ; mais si vous m’aimez, montrez-vous bon, très bon pour moi ; car cette heure de ma vie, jamais je ne l’oublierai ! Vous ai-je fait comprendre ?

LE CAP. G. — Je le crois, enfant. Ai-je rien dit encore que vous désapprouviez ?