MRS. G. — Oh ! rien… Et vous avez fait de tout cela un secret pour moi ?

LE CAP. G. — Pas un secret, exactement, ma chère amie. Je ne vous en ai rien dit parce que je ne pensais pas que cela vous amuserait.

MRS. G. — Et suis-je faite seulement pour qu’on m’amuse ?

LE CAP. G. — Non, naturellement. Je veux dire simplement que cela ne pouvait pas vous intéresser.

MRS. G. — C’est votre travail et… et si vous vouliez me le permettre, je ferais tous les calculs. Si ces choses sont trop lourdes, vous savez de combien, et il vous faut avoir une liste de choses dressée d’avance pour arriver à l’allègement souhaité, et…

LE CAP. G. — J’ai bien mes deux listes de comparaison quelque part dans la tête ; mais il est difficile de dire la légèreté que l’on peut donner à une têtière, par exemple, avant d’en avoir fait faire vraiment un modèle.

MRS. G. — Mais si vous lisiez tout haut la liste, je pourrais l’écrire sous votre dictée, et l’épingler là en face, juste au-dessus de votre table. Cela ne ferait-il pas l’affaire ?

LE CAP. G. — Ce serait tout ce qu’il y a de plus charmant, chère amie, mais ce serait aussi vous donner de l’ennui pour rien. Je ne peux pas travailler de cette manière-là. Je fais cela à vue de nez. Je connais l’échelle de poids actuelle, et l’autre — celle à laquelle je tâche de travailler — montera et descendra au point que je ne pourrais être certain, même si je la couchais par écrit.

MRS. G. — Je suis si désolée. Je pensais que je pourrais vous aider. N’y a-t-il rien autre en quoi je pourrais être utile ?

LE CAP. G. (faisant du regard le tour de la pièce). — Je ne vois rien. Vous êtes pour moi d’une aide constante, vous savez.