Il entreprend de suivre G.

LE DOCTEUR. — Attendez qu’elle vous envoie chercher au moins… au moins. Malheureux, il va vous tuer si vous entrez là ! Pourquoi le tracassez-vous comme cela ?

LE SOUS-AUMÔNIER (s’en venant dans la verandah). — Je lui ai donné un grog bien corsé. Il en a besoin. Vous l’avez oublié durant les dix heures qui viennent de s’écouler, et… vous vous êtes oublié vous-même aussi.

G. pénètre dans la chambre à coucher, laquelle est éclairée par une veilleuse. Sur le plancher une ayah fait semblant de dormir.

UNE VOIX (du lit). — Tout le long de la rue… en voilà des feux de joie ! Ayah, allez les éteindre ! (Semblant en appeler à témoin ceux qui écoutent.) Comment pouvoir dormir avec une remise de décorations dans ma chambre ? Non… pas une remise de décorations. Quelque chose autre. Qu’est-ce que c’était ?

LE CAP. G. (tâchant de se rendre maître de sa voix). — Minnie, je suis ici. (Se penchant sur le lit.) Ne me reconnaissez-vous pas, Minnie ? C’est moi… c’est Phil… c’est votre mari.

LA VOIX (machinalement). — C’est moi… c’est Phil… c’est votre mari.

LE CAP. G. — Elle ne me reconnaît pas ! C’est votre mari à vous, chérie.

LA VOIX. — Votre mari à vous, chérie.

L’AYAH (sous le coup d’une inspiration). — Memsahib comprendre tout ce que moi dire.