«  — Alors, tu n’as qu’à te plaindre à Brander, que dit Jock.

«  — Pour qui me prends-tu ? que je dis.

« Et j’étais si affolé que je faillis frapper Jock. Et il me prend par le cou et me plonge la tête dans un seau d’eau dans la cambuse du cuisinier, et alors nous retournons au fort, et je donnai à Samuelson encore un peu d’ennui avec son fourniment. Il me dit :

«  — Je n’ai jamais reçu un coup sans le rendre.

«  — Eh bien, tu vas en recevoir, maintenant, que je dis.

« Et je lui en fais encaisser quelques-uns, et lui demande très poliment de me les rendre, mais il s’en abstint. Je l’aurais tué, s’il l’avait osé. Cela me fit beaucoup de bien.

« Ouless, il ne fit semblant de rien pendant quelques jours… jusqu’après votre départ. Je me sentais mal à l’aise et misérable, et je ne savais plus ce que je voulais, si ce n’est lui noircir pour de bon ses petits yeux. J’espérais qu’il allait m’envoyer de l’argent pour ma tunique. Alors je me serais expliqué avec lui sur le terrain et aurais couru ma chance. Térence était encore à l’hôpital, voyez-vous, et il refusait de me donner conseil.

« Le lendemain de votre départ, Ouless vient à moi comme je portais un seau en corvée, et il me dit tout tranquillement :

«  — Ortheris, vous allez venir chasser avec moi, qu’il dit.

« Je me sentis prêt à lui flanquer le seau à la figure, mais je me retins. Au lieu de cela, je me mis en tenue pour l’accompagner. Oh ! c’est un gentleman ! Nous partîmes ensemble, sans rien nous dire l’un à l’autre jusqu’au moment où nous fûmes bien enfoncés dans la jungle au delà de la rivière avec des hautes herbes tout alentour… fort près de cet endroit où je perdis la tête avec vous. Alors il dépose son fusil à terre et me dit tout tranquillement :