Mais je ne savais pas.

Il dîna au Club, je crois, le soir du bal.

Je dînai chez moi.

Quand je vins au bal, le premier homme que je rencontrai me demanda si j'avais vu Jevon.

—Non, dis-je, il est au Club. N'est-il donc pas venu?

—Pas venu! dit l'homme. Oh! si, il n'est que trop venu. Vous ferez bien d'avoir l'œil sur lui.

Je cherchai Jevon, et je le trouvai assis sur un banc, se souriant à lui-même et souriant à un programme.

Un rapide coup d'œil me suffit. Cette soirée-là, précisément, avait été pour lui une longue soirée de soif: il avait trop bu!

Il respirait bruyamment par le nez. Ses yeux étaient fort rouges, et il paraissait très satisfait du monde entier.

J'adressai au ciel une petite prière pour que la valse dissipât les fumées du vin, et je m'occupai de remplir des programmes de danses, mais j'étais mal à l'aise. Lorsque je vis Jevon se diriger vers mistress Deemes pour la première valse, je compris que toutes les valses portées sur la carte ne suffiraient pas pour raffermir les jambes rebelles de Jevon.