J'ai trouvé plus d'une fois du son brûlé dans la pipe. Le vieux en serait mort, si la chose était arrivée de son temps.

En outre, la chambre n'est jamais nettoyée, toutes les nattes sont déchirées et effilochées aux bords.

Le cercueil est parti,—reparti en Chine,—avec le vieux et deux onces d'opium dans l'intérieur, pour le cas où il en aurait besoin pendant le voyage.

Le magot voit beaucoup moins de bâtons brûler sous son nez que jadis. C'est un mauvais signe, aussi sûr que la Mort. Et puis, il est tout brun, et personne ne s'occupe de lui.

C'est la Memsahib, je le sais, qui en est cause, car un jour que Tsing-Ling voulait brûler devant le magot du papier doré, elle dit que c'était de l'argent perdu, et que s'il employait un cierge qui brûle très lentement, le magot ne s'apercevrait pas de la différence.

Aussi nous sommes-nous procuré des cierges où il entre une grande quantité de colle. Ils durent une demi-heure de plus, et leur fumée empeste; et la chambre pue assez par elle-même.

Il n'y a pas de commerce possible s'ils se mettent sur ce pied-là. Le magot ne peut pas souffrir ça. Je le vois bien. Au milieu de la nuit il prend toutes sortes de couleurs étranges,—bleu, vert, rouge,—comme il faisait quand le vieux Fung-Tching vivait encore. Il roule les yeux et trépigne comme un diable.

Je ne sais pourquoi je ne quitte pas cet endroit, pourquoi je ne vais pas fumer tranquillement dans une petite chambre à moi, au bazar.

Il est bien probable que Tsing-Ling me tuerait, si je m'en allais.

Il touche mes soixante roupies; et puis, ce serait me donner bien du mal. J'ai fini par m'attacher beaucoup à la Porte.