[52] Présidence de Madras, aussi éloignée de Meridki que Nuddea.
Au même moment, un facteur du télégraphe arriva avec une dépêche de Simla, qui enjoignait à Dumoise de ne pas reprendre son service à Meridki, mais de se rendre en mission spéciale à Nuddea.
Il y avait une mauvaise épidémie de choléra à Nuddea, et le gouvernement du Bengale étant, comme toujours, à court de personnel, avait emprunté un chirurgien à celui du Punjab.
Dumoise jeta la dépêche sur la table, en disant:
—Eh bien?
L'autre médecin ne dit rien.
C'était tout ce qu'il pouvait dire.
Alors il se rappela que Dumoise avait traversé Simla en revenant de Bagi, et qu'ainsi il avait pu avoir vent de la nouvelle de son déplacement.
Il essaya d'amener la question sur ce terrain, et d'exprimer son soupçon, mais Dumoise l'arrêta par ces mots:
—Si j'avais désiré cela, je ne serais jamais revenu de Chini. J'y passais mon temps à chasser. Je ne demande qu'à vivre, car j'ai des choses à faire… Mais je n'aurai pas de regrets.