«Prenez-les jeunes, bourrez-les de nourriture, et, je vous le jure sur l'honneur de ce grand homme de petit Bobs, mettez-les derrière un bon officier, et, même déshabillés, ce ne seront pas seulement des dacoits qu'ils écrabouilleront, ce seront des arrrmées du continent.
«Ils étaient tout nus à la prise de Lungtungpen; et ils prendraient Saint-Pétersbourg en caleçon. Ils en seraient capables, ma parole!
«Voici votre pipe, monsieur, fumez-y lentement du honey dew, après avoir laissé évaporer le goût du tabac de cantine. Mais c'est une mauvaise idée (je vous en remercie tout de même) d'avoir bourré ma blague de votre choosa coupé à la mécanique. Le tabac de cantine, c'est tout comme l'armée: ça vous rend incapable de goûter les friandises.»
Ce disant, Mulvaney reprit son filet à papillons et retourna à la caserne.
LE HANDICAP DE LA CHAÎNE BRISÉE
Tant que le mors tiendra bon, tant que piquera l'éperon, tant que la grande perche oscillera ou que résonnera la cloche du départ; tant qu'il y aura des chevaux à entraîner, à faire courir, les femmes et le vin ne tiendront que la seconde place, pour moi, pour moi, tant qu'un maigre produit de trois ans aura un champ à fouler, une barrière à franchir.
(Chanson du G. R.)
Il y a plus de façons de faire courir un cheval d'une manière avantageuse pour votre carnet de courses qu'il n'y en a de lui faire tenir la tête droite.
Certaines gens l'oublient.
Comprenez bien que les courses sont une institution détestable, comme d'ailleurs tout ce qui a pour résultat une perte d'argent.
Dans ce pays-ci, outre cette décadence naturelle, les courses ont cet autre mérite de n'être, pour les deux tiers, qu'une fiction qui n'est jolie que sur le papier.