Elle fut reconnaissante pour Tarrion, et lui demanda ce qu'elle pouvait faire pour lui.

Il répondit avec simplicité.

—Je suis un lansquenet en congé ici, et je guette tout butin qui sera à ma portée. Il n'y a pas dans tout Simla un pied carré de terrain qui m'intéresse. Mon nom est inconnu à tous ceux qui disposent des places—et il me faut une situation qui soit bonne, sérieuse, qui enfin soit pukka. Je crois que vous êtes capable de réussir tout ce que vous entreprenez. Voulez-vous m'aider?

Mistress Hauksbee réfléchit une minute. Elle passa sur ses lèvres la mèche de sa cravache, comme c'était son habitude quand elle réfléchissait.

Puis, ses yeux pétillèrent, et elle dit.

—Je veux bien.

Et l'on topa.

Tarrion, qui avait une parfaite confiance en cette grande femme, ne se préoccupa plus du tout de la chose, si ce n'est pour se demander quelle sorte de place il obtiendrait.

Mistress Hauksbee se mit à calculer le prix de tous les chefs des grands services, de tous les membres du Conseil qu'elle connaissait, et plus elle réfléchissait, plus elle riait.

Alors elle prit un annuaire du service civil, et jeta les yeux sur quelques emplois.