Une dragme de rhubarbe en poudre.
No. 51.
De soufre pilé, une once; de sel ammoniac, une dragme; de graisse de porc fraîche, deux onces. Mêlez exactement le tout dans un mortier.
No. 52.
Deux dragmes d'antimoine crud, exactement pilé; autant de nitre. On les mêle exactement. On partage en huit prises.
Ce remede occasionneroit des coliques à quelques personnes qui auroient l'estomac délicat; mais il n'incommode point les robustes campagnards, & il guérit quelques maladies de la peau qui avoient résisté aux autres remedes. Il augmente la transpiration; & les Palefreniers qui pansent les chevaux auxquels on a donné l'antimoine, s'en apperçoivent d'abord en les étrillant, par la quantité de crasse qu'ils trouvent. Cette augmentation de transpiration chez les chevaux, et quelquefois prodigieuse; c'est par-là que l'antimoine leur est utile dans plusieurs cas.
No. 53.
Les remedes de ce No, & des [No. 54] & [56], sont destinés aux maladies qui dépendent des oppilations ou obstructions, & de la suppression des regles. Le [54] est particuliérement destiné à les rappeller. Les [No. 53] & [56] sont plus convenables, quand on ne fait pas attention à la suppression, ou qu'elle n'a pas lieu.
Prenez de limaille de fer & de sucre, de chacun une once; d'anis en poudre, une demi-once. Partagez en vingt-quatre doses. On en prendra une trois fois par jour, une heure avant que de manger.
Ce remede, que les gens riches peuvent rendre encore plus agréable, en employant la canelle au lieu d'anis, contient peu de fer; mais cette dose suffit dans un mal commençant, & même une prise ou deux par jour suffisent pour une fort jeune fille. Quand on le veut plus fort, il faut doubler la dose du fer. Je réitere, crainte de ne l'avoir pas assez dit, qu'il faut éviter le fer rouillé; c'est la rouille qui gâte l'estomac, au lieu que la limaille non rouillée, est le plus puissant stomachique, dans les cas où les fortifians conviennent.