No. 54.

Deux onces de limaille de fer; une poignée de rhue, autant de marrube blanc; un quart d'once de racine d'hellebore noir, trois chopines de vin.

Préparez comme le vin du [No. 42]. Une tasse trois fois par jour, une heure avant que de manger.

J'avertis encore que dans les personnes languissantes dès long-tems, il faut travailler à rétablir la santé, & non-pas à pousser les régles; ce qui est pernicieux. Elles reviennent quand la malade est mieux; leur retour suit celui de la santé, & ne doit, ni ne peut souvent le précéder.

No. 55.

D'extrait de cigüe ordinaire, une once. Faites-en des pilules de deux grains, en y ajoutant ce qu'il faut de l'herbe de cigüe en poudre.

L'on commence par une pilule soir & matin, & l'on augmente peu à peu. Il y a des malades qui sont parvenus à en prendre deux dragmes par jour.

M. Storck, l'un des Médecins de LL. MM. Impériales, après avoir essayé ce remede sur lui-même, a renouvellé l'usage de la grande cigüe en médecine, il y a six ans; & l'on doit lui en avoir une très grande obligation. En y joignant l'application [No. 59], non-seulement il a guéri entre ses mains des cancers confirmés, mais quelques autres maladies, qui, jusqu'à présent, étoient presque incurables. Il y a un très grand nombre de cures opérées par ce remede. Entre mes mains, il a calmé une fois les douleurs, jamais guéri; mais comme nulle part il n'a fait aucun mal, on doit toujours l'essayer. Ne seroit-il que calmant? l'on boit par dessus chaque prise, un verre de quelque boisson tiede & adoucissante. Voyez les Observations sur l'usage interne de la Cigue, chez Didot, 1762.

No. 56.

De limaille de fer, deux onces; de poudre de rhue & d'anis, de chacune demi-once; de miel, ce qu'il faut pour former un opiate assez épais.