(Mme La Néele.)

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Août 1895.

Il est bien grand, ma chère Jeanne, le sacrifice que Dieu t'a demandé en appelant au Carmel ta petite Marie; mais souviens-toi «qu'il a promis le centuple à celui qui, pour son amour, aura quitté son père, ou sa mère, ou sa sœur[257].» Eh bien, puisque tu n'as pas hésité, pour l'amour de Jésus, à te séparer d'une sœur, chérie au delà de tout ce qu'on peut dire, il se trouve obligé de tenir sa promesse. Je sais qu'ordinairement ces paroles sont appliquées aux âmes religieuses; cependant, je sens au fond de mon cœur qu'elles ont été prononcées aussi pour les généreux parents, qui font à Dieu le sacrifice d'enfants plus chers qu'eux-mêmes.

Aux deux missionnaires
ses Frères spirituels.

FRAGMENTS

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Lettre Ire.

26 décembre 1895.