36.
Lisieux (Calvados).
En mars 1908, un petit enfant de cinq ans était atteint d'une méningite des plus graves. J'engageai sa mère à prier avec confiance Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus. Une neuvaine fut commencée. L'enfant était dans un perpétuel délire; et, cependant, lorsqu'on voulait lui faire baiser la relique de Sr Thérèse qu'il portait sur lui, il la retenait et la pressait sur son cœur. Il allait toujours plus mal. «Il y a deux jours qu'il devrait être mort», disait le docteur. Mais sa mère ne perdait pas courage. Tandis qu'il était presque agonisant et que, depuis plusieurs jours, il ne pouvait articuler une parole, elle vint à l'église et dit à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus: «Ma petite sainte, si je dois croire que vous voulez bien guérir mon fils, faites qu'en revenant de la messe il me demande à boire.»—«Maman, donne-moi à boire», dit l'enfant aussitôt que sa mère eut mis le pied sur le seuil de sa chambre. Dès lors il alla de mieux en mieux. Aujourd'hui il se porte bien.
L'abbé L.
16 avril 1909.
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37.
X. (Seine-Inférieure), 9 avril 1909.
Le 8 mars dernier M. D. tombait gravement malade. Le docteur le déclarait atteint d'une grippe infectieuse. Au bout de quelques jours le mal se compliquait d'une fluxion de poitrine double. M. D. était en proie à un délire effrayant; jamais une minute de raison. Deux hommes étaient nécessaires pour le tenir. Le docteur dit qu'il n'y avait plus aucun espoir, qu'il était absolument perdu.
Tous les regards se portèrent alors vers le ciel. On appliqua une relique de Sr Thérèse sur la poitrine du malade qui s'endormit et recouvra ensuite au bout de quelques heures l'usage de sa raison; c'est alors que la famille s'empressa de lui faire recevoir l'Extrême-Onction.