Mais la fille de la malade m'avait envoyé une petite relique de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, me demandant avec instance de la faire appliquer à sa mère. Je la confiai à la religieuse qui la soignait, et elle lui fut appliquée.
A partir de ce moment, je reçus chaque jour des nouvelles de plus en plus rassurantes. Au cours de la neuvaine, la malade avait considérablement repris. Elle mourait de faim et avait grand'peine à s'en tenir au régime exigé.
Quinze jours après, je la ramenai chez moi. Depuis longtemps elle a repris son travail, ne sent point de malaises, mange bien, en un mot se sent guérie.
L'abbé B., curé.
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58.
X., Turquie d'Asie, 18 octobre 1909.
Je soussigné, pour la plus grande gloire de Dieu et la glorification de ses saints, déclare ce qui suit:
Au mois de juin dernier, ma belle-sœur, se trouvant dans son cinquième mois, reçut un sérieux coup de la part de son premier enfant âgé de deux ans qui, tout en s'amusant, se précipita sur elle. Il s'ensuivit des douleurs tellement vives que le docteur, appelé en toute hâte, déclara qu'il y avait à craindre sur l'heure un terrible accident ou bien que l'enfant naîtrait estropié.
Je recommandai aussitôt la chère malade et son enfant aux prières des religieuses carmélites de cette ville, qui demandèrent à Dieu la guérison de la mère en même temps que le parfait état de l'enfant, par l'intercession de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, morte en odeur de sainteté au Carmel de Lisieux. En même temps, elles me remirent pour la malade un morceau de vêtement de ladite sainte.